OHM

Posted by on décembre 6, 2010 at 1:24 .

La constitution d’un projet de smart light était régie dès le départ par des contraintes d’ordre matériel et pratique.

Il s’agissait de créer une lampe intelligente au sens électronique du terme, autrement dit de mettre au point un objet lumineux capable de réagir en fonction des sollicitations de l’utilisateur. D’autre part, il était question de réaliser un objet dans la logique DIY (Do It Yourself), littéralement en français « Faites le vous-même ».
Cette dynamique du kit impliquant une démarche de production en série, il fallait pouvoir se limiter à des matériaux simples et peu coûteux. Ainsi, nous étions soumis à la contrainte matérielle de deux plaques de bois d’épaisseur raisonnable (autour de 5mm) de 60×60 cm, de capteurs d’actions ( de luminosité, de pression, de bruit, de souffle, de mouvement, de chaleur, d’humidité, de vent, de fumée, de couleur, de présence, de torsion, etc), d’un Arduino Duemilanove (processeur autonome) et d’un équipement électronique de base comme des LED, des cables et des résistances.
En terme de machinerie, un appareil de découpe laser était mis à notre disposition afin de séparer les différentes pièces de l’objet. La programmation d’un code transmis à l’Arduinoétait l’étape nécessaire à la traduction des actions de l’utilisateur en actions lumineuses, par le biais des états des capteurs. Pour toute la programmation, nous avons travaillé sur le logiciel Arduino en open source (libre accès).
Nous avons alors commencé à réfléchir sur une problématique et un concept de smart light selon le matériel mis à notre disposition, nos références et nos envies.

Le fait d’être confrontés à différentes contraintes, d’ordre esthétique ou pratique, nous a amenés à décider d’un protocole gestuel définitif. Trois types d’actions se sont alors différenciés afin de créer une gamme de mouvements variés.
L’action de placer ses deux mains en même temps devant les faisceaux lasers aurait ainsi pour effet d’allumer la lampe à pleine intensité tandis que deux passages successifs permettraient de l’éteindre.
Le passage de la main droite, s’il est succinct, permettrait d’allumer les paires de LED (au nombre de 5) une par une, à 50% de leur capacité, jusqu’à allumer toutes les paires.
Une obstruction du faisceau en revanche, aurait pour effet d’augmenter progressivement l’intensité lumineuse des LED. La gestuelle équivalente à gauche aurait pour fonction quand à elle de réduire le nombre de LED et leur intensité.

Projet réalisé Raphael John, Benjamin Rossi & Paul Duncombe pour L’AOC

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