Seng-seng.

Posted by on décembre 6, 2010 at 1:22 .

Seng-seng  (imaginatione en Coréen)

L’intention du projet se développe autour de l’imaginaire, du souvenir, de l’interaction dans le contexte du bureau, du travail.

Pendant les moments assis à travailler, l’individu  interagit avec son espace de bureau. Ses actions se traduisent par des gestes automatiques: raturer son cahier, prendre des notes, graver son bureau, gribouiller, taper son stylo, jouer, dessiner…

Nous avons décidé de créer une lampe révélatrice de ces gestes automatiques.

Dans un premier temps,  la lampe est pensée comme un sous main de bureau, une planche à découper, où se situe la patron de la lampe en kit. Autour du patron sont gravés une série d’éléments comme un calendrier,  et le début de quelques dessins aléatoires incitant l’utlisateur à continuer à intervenir sur cet espace.

Ainsi, la surface de travail reçoit les gestes du quotidien, les notes, les rayures, les ratures, les coups de ciseaux, elle s’altère au fil du temps et de son utilisation.

Lorsque  l‘utilisateur le décide (1mois, 6mois, 1 an plus tard) le patron de la lampe peut se dissocier de la plaque en bois en se découpant et le sous main deviant lampe en s‘assemblant par couture, (trois couleurs de fils sont proposés).

Une fois l’objet monté et le système électronique branché, la lampe se pose sur le bureau et continue à interagir avec la personne non plus en 2D mais en 3D.

La force de Seng-seng, est de pouvoir continuer à canaliser les gestes automatiques : des tapotements du stylo, des mouvements brusques : à chaque impact sur la lampe , les capteurs réagissent et éclairent une partie différente de la lampe. L’utilisateur perçoit alors par transparence et usure du bois ses gestes passés, ses ratures, ses dessins.

En traduisant graphiquement ces moments ou notre cerveau nous échappe, Seng-Seng est un objet interactif témoin de moments de vies au quotidien.

Projet réalisé par Mathilde Vello, Ornella Coffi & Eunju Kang pour l’AOC.


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